23 MAR 2013

La ceinture qui dépanne

Passionné de montagne et d’escalade, Xavier Bauer s’est inspiré des baudriers d’accrobranches pour créer une ceinture originale et multifonction. Une idée un peu folle, un défi ambitieux, un concept innovant, Tybelt est tout à la fois. En vente depuis novembre 2012, cette ceinture multi-usages est la création d’un Messin de 33 ans, Xavier Bauer. « Je voulais que la ceinture soit sympa visuellement car c’est sa fonction principale. Et en même temps, elle offre ce petit plus qui permet de se sortir d’une situat ion délicate », décrit le jeune entrepreneur. Fixer une échelle à un arbre, soulever un objet lourd, consolider une attache ou même tracter une voiture embourbée : Tybelt, résistante à 2,2 tonnes, se définit comme « le couteau suisse de la ceinture ». « Utile et design » Ce projet original naît en 2009. Alors employé du parc accrobranche d’Amnéville, Xavier Bauer, passionné de montagne et d’escalade assure la maintenance et le contrôle des équipements de protection individuels (EPI). « Il y avait régulièrement des baudriers périmés , raconte-t-il. J’ai eu l’idée de récupérer la sangle ventrale. Je l’ai d’abord utilisée comme ceinture puis j’ai réfléchi à d’autres manières d’exploiter ses qualités. » Pendant presque deux ans, l’idée reste en suspens. Jusqu’à une blessure d’escalade qui contraint le jeune homme à « ne pas bouger » pendant trois mois. « J’ai repensé à cette sangle et je me suis dit qu’il y avait une opportunité de faire quelque chose d’utile et de design », se souvient-il. 30 000 € investis Titulaire d’un DUT génie mécanique et productique, Xavier Bauer décide de se lancer en « autodidacte ». Aidé par son frère Alain, graphiste, il investit près de 30 000 €, développe le prototype, recherche des fournisseurs, conçoit le logo et dépose la marque Tybelt. En parallèle, il se crée un véritable réseau de clients potentiels par l’intermédiaire de Facebook. « Pendant plusieurs mois, j’ai invité en amis toutes les personnes dont je voyais qu’elles avaient un lien avec la montagne. J’ai réuni 5 000 contacts ! C ela m’a permis de me faire connaître sur les réseaux sociaux et de vendre les premières Tybelt. » L’ancienne maison familiale des Bauer, à Montigny-lès-Metz, abrite désormais un stock de 500 ceintures made in France . Vendues 34,50 € l’unité, elles se destinent principalement aux adeptes de sports extérieurs, aux bricoleurs amateurs et aux professionnels du BTP et de l’industrie. Pour faire connaître son produit, Xavier Bauer a embauché Sophie Baradel, une stagiaire chargée de la communication. « Le plus compliqué est de faire comprendre l’esprit de Tybelt et de trouver des revendeurs », remarque Xavier Bauer, qui a signé un premier partenariat avec les éditions Nivéales, qui publient plusieurs magazines sportifs. « J’espère un jour en faire une marque. Et décliner les couleurs par exemple… » L’idée un peu folle a fait son chemin. Laura MAURICE.

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